Marion Franzini, 2015
Protéiforme, ma peinture est un réceptacle, un lieu d'interférences où il est envisageable de transposer des éléments afin de mieux les « repayser ».

Questionner sa matérialité, mais aussi la relation qu'elle entretient avec son regardeur, me pousse à élargir mon vocabulaire pictural et de ce fait, me conduit sans cesse à la nécessité de produire du tableau. Il m'est d'ailleurs, parfois, difficile de m'en tenir à son espace circonscrit.

Toile teintée, décolorée, enluminée, immergée.
Peinture fragmentée, affublée, débordante, excédante, percée, dévoilée, exacerbée, en devenir, à deviner.

Sculpturale, scénographique.

Le temps, l'espace, le déplacement construisent le « tableau », donnent à voir en peinture. Et questionnent ainsi notre relation au monde, à l'Autre.